mercredi 7 novembre 2018

Première saison - été 2018



Suite aux tests effectués sous la direction de François Vivier celui-ci m’a fait rapidement parvenir les rapports nécessaires à l’établissement de la carte de navigation de Désiré  ainsi qu’à son assurance. Il s’agit de :
* rapport d’expertise demandé par l’assureur ; au départ il me demandait la facture d’achat du bateau !
* rapport des tests de flottabilité et de retournement


 
Je peux maintenant naviguer avec Désiré en toute sérénité il dispose de tous les documents règlementaires. Je me suis fait plaisir en installant la plaque signalétique règlementaire suivant la division 245 du règlement relatif à la sécurité des navires.




Après Arzal en Juin j’ai choisi le lac de Vassivière en Limousin pour naviguer fin aout, nous disposions d’un emplacement au port à proximité du camping ou nous étions installés. Ce plan d’eau est superbe, nous avons pu profiter sans modération de Désiré.

Les derniers travaux d’aménagement le rendent à chaque fois plus accueillant
 * coussins en mousse de 6 cm d’épais densité 35 kg/m3 découpée au cutter (lame neuve obligatoire) et tissu toile imperméable bleu marine évidemment.
            * housse de grand-voile réalisée dans la toile d’un vieil auvent de caravane. Y compris les fermetures « éclair ». Bravo la couturière, très beau résultat.
            * équipets supplémentaires sur la paroi de chaque côté de la descente.
            * sangles de rappel dans cockpit.



            La dernière sortie à LA ROCHELLE m’a permis de constater qu’il était indispensable d’installer un dispositif de prise de ris pratique et « confortable » en effet par vent de force 4 il est indispensable de ne pas laisser « tout dessus ». Je n’arrivais pas à tenir le bateau, on a même rempli partiellement le cockpit qui est heureusement auto videur.
Il faut dire que les ris que nous avions installés en urgence n’étaient pas suffisamment efficaces.
            Il faudra également raccourcir la barre, au changement de bord elle gêne,  et l’écoute de grand-voile est trop courte.

            J’envisage une installation avec bosses de ris 1 et 2 sur poulies encastrées et taquets sur la bôme. Plusieurs propriétaires de maraudeurs m’ont fait part de leur expérience, je vais donc m’en inspirer.  Un maraud navigue en Guadeloupe par 20 nds de vent !!
            Je vous ferai part de mon installation dans le prochain article. Il faudra aussi que j’envisage un spi ; tout un programme…

mercredi 27 juin 2018

tests de stabilité et redressement




·         Baptême
            « Désiré » est le nom que portera notre bateau, son baptême a eu lieu dans le Jura  lors du rassemblement en l’occasion du soixantenaire du Maraudeur. Sa proue a été arrosée de champagne, nous n’avons pas envisagé de cassé la bouteille, sa coque n’aurait pas supporté le choc. Le contreplaqué moulé époxy est solide, mais tout de même !
           



·         Dispositif de maintien de la dérive
En vue des tests de redressement, j’ajoute un dispositif de blocage et de rétablissement de la dérive. En effet en cas de retournement complet du bateau la dérive peut se déplacer dans son puit et même y rentrer complètement. Hors la dérive sert de bras de levier à l’équipage pour redresser le bateau, il est donc indispensable de la maintenir sortie en position basse.


·      Test de redressement et de stabilité
Les tests de stabilité et de redressement ont eu lieu sur la Vilaine juste avant le barrage d’Arzal. Cet endroit a été choisi par l’architecte François Vivier car le tirant d’eau est de plus de 8.00 m profondeur nécessaire au retournement complet du bateau.
Le bateau a été chaviré entre deux pontons nous avons constaté que le bateau se redresse immédiatement sans intervention humaine, la force à exercer en tête de mat pour le retenir est 6 kg.
Ensuite le bateau a été rempli complètement d’eau :
1 /en position mat horizontal le bateau est à l’équilibre, même avec un équipier à l’intérieur
2/ un équipage de 4 personnes a été embarqué (soit environ une charge de 320 kg) : le bateau flotte avec une marge d’une dizaine de cm avec une certaine stabilité ;



 Compte tenu de ce constat Il n’a pas été jugé nécessaire de procéder à son retournement complet à 180 °. Les tests menés assurent la conformité à la norme ISO 12217.
Un grand merci à tous les participants qui ont permis le bon déroulement de ces tests, et ce dans une très bonne ambiance. Avec une mention toute spéciale à Claude et Anne Marie qui nous ont de plus hébergés à Batz.

Je vais maintenant demander le certificat de navigation à l’administration et me rapprocher de mon assureur. Il me demande un procès-verbal d’expertise, j’espère que l’attestation de François Vivier lui suffira.

jeudi 31 mai 2018

Le but est atteint, super maraudeur





·         Baptême « charentais »

Ouf, j’ai enfin reçu mes voiles ; après les avoir installées je peux faire ma première navigation ; elle a lieu sur un petit plan d’eau à côté d’Angoulême. Une base nautique y est installée et l’accueil qu’on m’a réservé a été très sympathique. Assisté de Thomas (marin expérimenté) et sous l’œil de Simon qui en profite pour faire de la planche, j’ai constaté  les premiers défauts à corriger :
Défauts de couture du foc, manille de coulisseau défectueuse, lettre « r » de maraudeur CI à changer ; j’ai pris rendez-vous début juin pour faire corriger ces défauts.
* Ecoute de grand-voile à remplacer, celle que j’ai installée est trop grosse et ça coince dans les poulies du palan.
* Installer un palan pour faciliter l’étarquage de la grand-voile.
* Les rails d’écoute de foc ne sont pas convainquants ; j’envisage de demander conseil lors du rassemblement national.
* Couper aux bonnes longueurs les drisses, écoutes et bosse d’emmagasineur.
C’est également l’occasion d’essayer le moteur tout beau, tout neuf reçu également très récemment.
* Réglage des diabolos de la remorque, la quille butte sur le dernier.

Le bateau se révèle bien vivant et stable, globalement je suis satisfait.




































·         Soixantenaire du Maraudeur dans le Jura

            L’association des propriétaires a organisé le « national 2018 » et c’était l’occasion de célébrer le soixantenaire du Maraudeur. Il s’est déroulé le week-end de la Pentecôte sur le lac de Vouglans dans le Jura. Une trentaine de bateaux ont participé à ce rassemblement dans une ambiance très conviviale, les échanges ont étés nombreux et très utiles. J’en ai profité pour recueillir un maximum d’informations notamment en matière de gréement.
l’installation du foc a été modifiée pour tenir compte de la position des rails.
Certains bateaux sont de vraies bêtes de course, mais la régate a bien montré que la performance du marin est prépondérante, et le niveau des participants était particulièrement relevé.
            Colette et moi avons savouré ces premières ballades dans ce cadre formidable, notre relation avec le bateau va progresser et la prochaine fois nous seront à la hauteur. Notre prestation n’a pas toujours été relevée, de grosses fautes de barre, l’oubli de descente de dérive m’ont été gentiment rappelés.  Encore une fois : bravo les maraudeurs, notre bateau engendre la joie, le partage et le plaisir de naviguer simplement.

            La presse spécialisée et FR3 étaient présents, notre sympathique maraudeur va encore faire parler de lui. Le journal de FR3 bourgogne franche comté a relaté l’événement : https://www.youtube.com/watch?v=K-dgqEre-F0&feature=youtu.be

Jean Louis le président de l’AS a fait un travail considérable pour que cette manifestation se déroule dans les meilleures conditions.
Pour en savoir plus je conseille la lecture du site  de l’AS    http://www.asmaraudeur.com






·         Test de redressement

En vue de demander le certificat de navigation j’ai sollicité l’architecte. Il m’a conseillé de procéder aux tests de redressement et de retournement pour s’assurer du bon fonctionnement du bateau. Cela n’est pas obligatoire mais j’estime qu’il est important de savoir comment il se comporte en cas de « coup dur » et de connaitre les opérations pour son redressement. Je vais donc me rapprocher de F. Vivier pour cela.


·         bilan
  Délai :       Préparation du chantier en septembre 2016, construction du bateau d’octobre 2016 à avril 2018 soit 20 mois. Temps passé : 650 heures de travail  effectif, sans compter les recherches, déplacements et nombreuses discussions !

  Blog :        Sa lecture est régulière : 250 pages par mois par des lecteurs de plusieurs continents, soit 3700 pages lues depuis sa création. Mon seul regret : peu de commentaire, mais il n’est jamais trop tard, il suffit de cliquer sur « aucun commentaire : » en bas de chaque article pour s’exprimer.
A vos claviers.

  Budget :    fourniture bois et dossier                      2500
                   Accastillage, gréement et voiles           3500
                   Peinture, résine, métal et hublots         1500

                   Total                                                      7500 €

                   Manque le moteur et la remorque

samedi 7 avril 2018

Jamais aussi près de la fin


·         Gréement
            Le gréement est maintenant satisfaisant. J’installe et règle provisoirement ridoirs et emmagasineur. Le mat présente une quête de 5 cm environ, à corriger si nécessaire lors des essais

                travaux de peinture encore et encore, installation d'un hublot.

·         Voiles
Le relevé de cotes établi suivant la fiche utilisée par la voilerie est transmis mi-janvier.
Ce relevé indique des cotes que j’appellerai « cotes gréement » la voilerie fabrique ensuite les voiles en tenant compte des éléments les constituant : par exemple les renforts d’angle, la têtière, la mode fixation au mât et à la bôme (ralingue ou coulisseaux) et en respectant les règles de jauge du maraudeur qui fixent certaines cotes maximum (guindant, chute,  perpendiculaire du point d’amure et une surface maximum)
 Sans nouvelles de l’avancement de ma commande je demande en février les plans des voiles à fabriquer. Je m’aperçois alors que le foc est beaucoup trop grand, sa surface est même supérieure à celle imposée par la jauge. Je procède alors à un nouveau relevé de cote en utilisant les drisses afin de fournir les cotes réelles de cette voile.


·         Supports de transport
Pour transporter le mât sur la route j’équipe la remorque de supports. A l’arrière il est extensible afin de faciliter l’installation du mât sur le bateau.


·         Lest
Les lingots de plomb préfabriqués depuis plusieurs mois sont présentés dans le logement prévu dans la quille. Je m’aperçois que cet espace est trop petit, pour réduire le volume de ce lest je le transforme en 3 éléments compacts en utilisant la méthode de fonderie : modèle et moule en plâtre. Je m’interroge sur sa position qui me semble un peu trop à l’avant du centre de gravité du bateau, après avis de l’architecte j’envisage de le répartir dans la quille caisson. Au cours de premier essai j'ai pu constater que la répartition le long du puits de dérive donnait satisfaction.



·         Dérive
           La dérive est mise en place et son palan est installé. Lors des essais je constate que cela fonctionne bien, il me reste à poser un taquet pour la maintenir relevée.




·         1ere mise à l’eau le 30 mars 2018
C’est avec émotion que je vois mon bateau descendre de sa remorque pour le premier contact de sa carène avec l’élément liquide. La cale de mise à l’eau de la base de Sireuil sur la Charente est parfaite ; par contre suite à l’abondante pluie de ces dernières semaines le courant est fort et je ne suis pas à l’aise avec le valeureux moteur que m’a donné Claude, il faut dire que je ne lui fais pas vraiment confiance (au moteur). Après réflexion sur la façon de quitter le quai la coque frotte un peu le ponton et même la pile du pont. Grosses frayeurs. Ça y est, il flotte et bien dans ces lignes, je vous laisse apprécier.     Mes inquiétudes concernant le moteur ne sont finalement pas justifiées ; le « Seagul » aussi ancien que les premiers plans du maraudeur fonctionne très bien, il n’est pas très conforme aux dernières normes anti-pollution et se fait bien entendre ; sans importance. Quelle satisfaction et quel plaisir. 3 petits tours et retour à la cale, la remontée sur la remorque m’indique le réglage nécessaire des rouleaux arrière, le transport sur la route est lui aussi tout à fait satisfaisant.




·         Et ensuite
J’espère recevoir mes voiles fin avril, le programme de Mai est chargé : participation au « National Maraudeur » si possible test de redressement, voir de retournement avec François Vivier peut être.
Je touche au but !!